Montréal, lundi le 10 octobre 2011
Billet de Alain Daigneault
«65% des 1510 écrivains du Québec ont tiré moins de 5000$ de leur travail pour 2008» écrivait Agnès Gaudet du journal de montréal. Je ne sais pas pour vous mais on dirait qu'il y en a qui font exprès pour décourager certains. Je trouves frappant combien ceux qui aiment que l'on voit la réalité en face nous poussent à vouloir réagir.
La nouvelle journalistique est la forme la plus poussé des dogmes que l'on se donne. À chaque jours nous imprimons encore les nouvelles locales. Comme si la situation de nos voisins nous touche moins. Comme si le profil d'une région donné constitue un mobile comment agir! Le titre, justement, de l'article, c'est «Pour connaître le succès, il faut percer à l'étranger». Je suis d'accors qu'il faille premièrement se faire comprendre par l'autre. Pas nécessairement s'exprimer dans une autre langue car il y a la traduction. Cependant, il revient à l'écrivain de trouver comment percer à l'étranger puisque l'enquête n'a pas cherché à nous le dire.
Je crois qu'un écrivain est heureux d'écrire; il est impatient. Je m'explique: il n'a pas à attendre un supérieur pour exprimer sa créativité. Quelqu'un qui est patient attend toujours le diagnostic des docteurs pour être en règle avec les lois de la société. Le docteur essai de prendre, de façon objective et réaliste, l'état d'une personne. Cette personne, le patient, doit réagir face au diagnostic du médecin: prendre des médicaments ou suivre ses instructions.
Les journalistes, observateurs de nouvelle, essayent de tracer le contour de leur lecteurs, qui lisent parce qu'ils attendent l'opinion résultant des sondes et autres instruments de mesures corporels de la masse critique dont ils font partie. Même si ces appareils sont très scientifiques et fiables, nous laissons très peu de place aux miracles et à la providence - aux légendes traditionnelles et les héros qui ont marqués notre époque.
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